imposer le végétalisme

Le tofu c’est dégueulasse, y’a que si on force les gens qu’ils en mangeront.

 

Pour le côté sérieux, la différence entre proposer/imposer le végétalisme et revendiquer des droits pour les animaux:

L’exploitation animale est une question de société de P. Sigler (60 pages)

De l’appel à la vertu à l’exigence de justice pour les animaux (même auteur, moins long)

Pour l’abolition du véganisme (beaucoup plus court)

Qu’en pensez vous?


38 commentaires

Mel Nemi · 17 juin 2015 à 9h20

HAHAHA ! Merci, rire du matin 😀 Bonne continuation !

Charlotte · 17 juin 2015 à 11h19

Cela ne m’avait pas traversé l’esprit, mais en effet, il semble bien plus évident à mes yeux maintenant d’expliquer à autrui que je refuse l’exploitation des animaux non pas car je suis vegan, mais car je suis pour leur libération. La forme joue probablement beaucoup dans l’esprit d’une majorité et il est important que le veganisme ne soit pas vu uniquement comme un choix personnel.

Par ailleurs, c’est la première fois que je commente ici, je vais donc en profiter pour te remercier IV, tu as été en grande partie la clé de mon passage du végétarisme au végétalisme en me faisant réfléchir, beaucoup, et rire, énormément. 🙂

Bonne continuation et bonne journée !

    IV · 17 juin 2015 à 11h43

    Oh super Charlotte!
    Oui la forme est importante, mais c’est même pas qu’une question de forme, c’est vraiment une question de contenu. Si on demande aux gens de devenir vegan, on laisse ça a leur choix personnel, à leurs propres standards éthiques. Et si ils ne veulent pas devenir végan? On laisse des animaux se faire tuer ?

      patatedouce · 18 juin 2015 à 15h40

      Une forme de discussion agonistique a moins de chances de mettre des interlocuteurs d’accords sur une question qu’une forme de discussion heuristique, dans laquelle les deux parties consentent à laisser un espace de parole l’un à l’autre. Le végétalisme est peut être une noble cause, néanmoins elle aura des difficultés à être partagée par des arguments de violence qui visent à descendre ou mettre à silence le discours de l’autre; convaincre n’est pas une guerre, mais un procédé réthorique dont la patience et la bienveillance ne sont pas de trop.
      Essayer d’amener à partager un point de vue n’est pas imposer ses idées, mais cela nécessite un discours réfléchis et argumenté (entre autre, on peut s’appuyer sur les travaux scolastiques des manières d’aménager la parole dans la démocratie athénienne dans l’antiquité).

      CaptainCrique · 23 octobre 2015 à 17h16

       » (…) au cours de l’histoire, aucun problème moral n’a été résolu par le seul appel à la vertu. Les progrès sont venus d’un militantisme politique, à échelon collectif, portant des exigences de justice, et il n’y a aucune raison de procéder différemment pour les animaux non humains. »
      Cette conclusion de Pierre Sigler semble être la réponse appropriée.
      En d’autres termes, « forcer » les gens ne sert pas à grand chose et cela peut même souvent être contre-productif. Ce qu’il faut changer, c’est la société, ses lois, les règles régissant la vie en communauté. Pour ce faire il faut pouvoir contrecarrer les lobbys de l’agroalimentaire par une action politique (c’est ce que font des associations comme L214 ou le blog d’IV).
      Certains pays ont désormais des « partis des animaux » et c’est la voie à suivre.
      En France, et son système de monarchie parlementaire arriéré, c’est pas gagné c’est vrai, il faudrait commencer par changer la Constitution…
      En attendant, soutenons les actions politiques des associations et de tous ceux qui veulent que soient reconnus les droits des animaux.

      PS : Au fait je suis un petit nouveau sur ce fantastique blog, alors « Bonjour » 😉

        IV · 25 octobre 2015 à 8h34

        Hébé bienvenue 🙂

        Pour aller plus loin sur les stratégies politiques, lire le livre de Melvin Josse: Militantisme, politique et droits des animaux:
        http://www.unmondevegan.com/militantisme-politique-et-droits-des-animaux-droits-des-animaux,fr,4,DDA006.cfm

          Aylune B. Papyrus · 8 avril 2016 à 15h35

          Salut !
          Désolée ma question aura l’air naïve (je me pose des questions sur la manière efficace de militer en ce moment, parce que ma méthode quand on en parle avec les gens jusque-là a été surtout de me mettre en colère – ce qui n’aide pas les animaux du tout – et juste je ne sais pas quoi dire pour inciter les gens à remettre en question leur consommation de produits animaux et l’émotion me gagne, je n’arrive pas à parler froidement et rationnellemnt.) Bref, on s’en fout, mais du coup : quand bien même on réussirait à changer les lois (et on peut, je pense), il n’empêche qu’il faudra aussi changer les mentalités qui vont avec, non ? Je veux dire, on a voté des lois positives pour les femmes, et la misogynie et le sexisme sont encore bien présents. Bref, ce que je veux dire, c’est que de toute façon ce travail de « conscientisation » des personnes est nécessaire en parallèle, pour que la perception que nous avons des animaux évolue, sans quoi les gens seront toujours capables de maltraiter les animaux quand bien même ce serait interdit. Non ?

Gérard Suzuky · 17 juin 2015 à 11h56

Dans la bataille de langage, je n’ai jamais obtenu de réponse intelligible quand j’ai demandé en quoi « j’imposais mon régime ».

Je pouvais parler de N’IMPORTE QUOI, mais vraiment, et il y en a toujours un pour arriver avec « tu m’impose ».

Et là, je leur demande de m’épater en expliquant en quoi j’impose quand je dis que (peu importe ce que je dit en fait), mais ils m’ont jamais épaté :(.

    IV · 17 juin 2015 à 12h06

    Même interrogation de ma part, je n’ai jamais retiré un morceau de poisson pané de la bouche d’un omnivore, jamais séquestré d’omnivore dans une cave pour le nourrir de pois chiches, jamais. Je le jure.

      Gérard Suzuky · 17 juin 2015 à 12h20

      Il y a une image de vegan sidekick là-dessus

      tu me dira, il y a TOUJOURS une image de V.S. :D.

        IV · 17 juin 2015 à 13h00

        Je sais pas comment il fait.

          Gérard Suzuky · 21 juin 2015 à 19h13

          ingestion massive de drogues dures, c’est ma réponse a tout ces temps ci.

          Monty · 31 juillet 2015 à 1h14

          J’opterai plutôt pour une lucidité remarquable face à des non-sens absolus.
          En même temps la drogue, c’est souvent des plantes à la base…

IV · 17 juin 2015 à 13h01

Ah oui? t’as fait comment?

gahu · 17 juin 2015 à 21h08

Le tofu ce n’est pas dégueulasse du tout, cela n’a pas de gout. J’en mets coupés en dés dans de la soupe de légumes et légumineuses.
Et je ne suis ni végétalien ni même végétarien…

IV · 18 juin 2015 à 14h33

C’est clair, pouah pouah pouah. La Taifun est très bon, et pas cher.

sendgroups · 18 juin 2015 à 15h55

Hello IV, très intéressant les liens vers les articles. J’ai particulièrement aimé « pour l’abolition du véganisme ». Il y a une phrase qui m’a particulièrement plu, mais malheureusement je ne parviens à trouver d’informations pour en savoir plus : « « hooganisme » (un mode de vie qui exclut tous les produits de l’esclavage humain) ? ». Connais-tu le hooganisme ? Où peut-on trouver des infos à ce sujet ? Merci d’avance !

    IV · 19 juin 2015 à 6h46

    Je pense que c’est inventé non? Tu devrais plutôt poser la question à l’auteur dans les coms de son blog.

    Gérard Suzuky · 21 juin 2015 à 19h10

    je connaissais le hooliganisme, mais ca doit pas être la même chose.

    « mode de vie qui prone la destruction des stades de foot, fusse t’il celui de sa propre équipe ».

Typy Zoberman · 19 juin 2015 à 8h27

Ça s’écrit Sigler, avec un seul E. Je vais lui dire que tu le cite, ça lui fera plaisir. ^^

    IV · 19 juin 2015 à 9h06

    N’Y DIS PAS QUE J’AI FAIT UNE FAUTE IL ME FAIT TRES PEUR.

      Pierre L214 · 19 juin 2015 à 15h13

      Bouh !

      (ton hoquet est passé ?^^)

        IV · 19 juin 2015 à 15h49

        DAH!

Sen · 19 juin 2015 à 16h25

Une de mes bestioles – de variété canine – raffole du tofu cru, c’est grave docteur IV ?

    IV · 20 juin 2015 à 5h58

    Hé je suis pas vétérinaire!

takaed · 23 juin 2015 à 17h00

Très bien dit merci, j’essaierais de le ressortir.

Patrick Loiseleur · 30 juin 2015 à 16h34

Question intéressante. Comme pour l’abolition de l’esclavage ou de la peine de mort, ça passera par la loi sans doute, car on ne peut espérer que 100% des gens voudront adopter un compterment éthique. Cela dit, la loi ne peut être votée que lorsque les mentalités ont suffisamment évolué. La conversion personnelle (mangez des carottes c’est bon) n’est donc pas incompatible avec la revendication politique (cessons d’exploiter les animaux et de bousiller les écosystèmes marins et terrestres c’est immoral).

Très probablement l’abolition se fera par étapes: corrida, foie gras, cuir et fourrure, zoos et cirques, etc. Ça ne se fera pas du jour au lendemain, c’est le travail d’une génération au moins. En revanche c’est vrai qu’on peut dès maintenant ouvrir la bouche pour dire « je suis pour le respect des animaux c’est une obligation morale pour nous tous » plutôt que « je suis végétarien c’est mon choix chacun son truc ». Pour le faire il faut tout de même du courage car les réactions sont parfois violentes dès qu’on prononce cette simple phrase: « je ne mange pas de viande »…

Supercopin · 6 juillet 2015 à 13h55

ahaha, c’est bien connu, c’est le tout le puissant LOBBY DU TOFU qui est derrière ça & qui tire les ficelles

Abriko · 19 novembre 2015 à 22h09

Je n’ai pas compris la BD. On ne veut pas forcer les gens à devenir végétalien mais on ne veut plus que les animaux souffrent. ??

Fantastic Man · 4 janvier 2016 à 18h10

comme le fait de respirer par exemple, on le fait par mimétisme en ayant vu nos congénères faire pareil. Si ça se trouve, ça sert à rien.

    azer · 19 mai 2016 à 16h51

    Les trolls ont cette particularité de choisir des pseudo grotesques …

IV · 18 janvier 2016 à 9h44

Non.

melaquablue · 17 mars 2016 à 13h31

Pas sûre de tout comprendre. Manger des poulets qui sont élevés en plein air et au grain, c’est leur faire du mal ?!
Faudrait pt pas mélanger industrie agro alimentaire (et ses dérives ultra dégueulasses en terme de soin aux bêtes, condition d’abattage et d’élevage) et la production locale, je dirais « en bon père de famille’ comme on en trouve encore à la campagne…

    Amb · 3 avril 2016 à 1h11

    Ben à moins que du jour au lendemain « tuer » et « faire du mal » soient devenus antinomiques, oui, c’est leur faire du mal… Mais s’ils sont élevés au grain et en plein air, ouf, ça va!
    Aaaah, la campagne. Où on aime le cochon qu’on saigne le dimanche d’après, en toute convivialité.

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