J’exagère un peu dans l’article en disant que je ne sais pas à quoi ressemblent les vieux animaux. On peut bien sûr en voir dans les sanctuaires, et aussi sur ce site: Elderly Animals.

Pour un aperçu de l’espérance de vie ridicule qu’on laisse aux animaux, voir: Quel âge avait votre viande.

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Encore une fois merci à toutes les personnes qui me tipent <3


4 commentaires

Ya Ya · 28 mars 2019 à 21h03

Je pense que je vais me faire lyncher mais je souhaite juste vous poser des questions car je m’interesse de très près au veganisme meme si je suis encore carnivore (ou cannibale danimaux si vous préferez). Mais pour vous il n’y a aucune difference entre l’abattage de masse où les animaux souffrent le martyre et stressent pendant des heures avant d’etre pendu par les pattes et egorgés apres une eléctrocution ratée, et entre le petit producteur de viande qui soigne sa bête, lui donne des calins et de l’amour et l’accompagne jusqu’à une mort rapide en se disant que cet etre d’amour se sacifie pour nourrir sa famille… car c’est un choix messieurs et mesdames , voui on choisi son incarnation… bref je m’egare. Mais j’attends des reponses car votre avis m’interesse vraiment.

    FAYOLLE · 19 avril 2019 à 12h46

    Un producteur qui donne « des câlins et de l’amour à ses animaux », c’est pour moi le paroxysme de l’hypocrisie, une totale aberration et si j’osais, j’irais bien jusqu’à dire un foutage de gueule de ses animaux car eux lui rendent cet amour, en toute franchise sans se douter qu’il va les trahir ! Et le pire c’est que j’ai l’impression que vous croyez à ce que vous écrivez…
    Quant à « l’animal qui se sacrifie pour nourrir la famille »… no comment !

Ya Ya · 28 mars 2019 à 21h03

ah et bravo pour ces bd pleine de dérision et d’un humour acide mais qui ne me semble pas extrême

Arnaud · 28 mars 2019 à 21h03

Bonjour,

J’ai lu quelques unes de vos planches, elles sont bien faites et intéressantes. Toutefois, je trouve que la présentation que vous faites du débat est bien trop caricaturale pour être cohérente.

Cette planche oublie complètement les liens que les éleveurs peuvent avoir avec leurs bêtes. Je dois dire que ça ne m’a pas étonné, la plus part des végé/végy ont pour la plus part d’entre une méconnaissance presque totale du métier.
Je ne suis pas éleveur mais avec ma copine nous avons pris le temps d’aller à leur rencontre, en tout dans une quinzaine de ferme. Ces fermes ne sont pas forcément représentatives de la profession mais tout de même, dans la quasi totalité des fermes que nous avons visité, nous avons pu constater l’attachement de l’éleveur/éleveuse à ses bêtes et vice versa. Cela se traduisait de bien des manières selon l’éducation des animaux. Les éleveurs étant plus ou moins tactiles avec les bêtes.
Cette notion d’éducation ou d’acculturation est d’ailleurs toujours occultée (cela me pose question, vous reconnaissez la sensibilité des animaux (voire même ils sont anthropomorphisés) mais vous ne dites jamais rien des différences de sensibilité qu’ont les vaches, les chèvres, les brebis etc. et pourtant elles sont énormes !). Vous présentez l’éleveur comme un idiot ne pensant qu’au fric, la réalité que j’ai pu observer est tout autre.

Déjà être éleveur aujourd’hui c’est presque fou, gagner sa vie dignement est devenu très difficile et les conditions de travail sont difficiles (pas de vacances, présence 365 jours par an sur la ferme…), on est loin du gars qui fait de l’argent facilement. Mais alors pourquoi être éleveur, si ce n’est pour l’argent ? Parce que les éleveurs sont bien souvent passionnés par leur métier et par le lien qu’ils ont avec leurs bêtes. Comme je l’ai dis au dessus, la question pécuniaire, si elle est importante n’est pas centrale…je connais des éleveurs qui font du 50h/semaines au minimum et qui vivent avec le RSA. Cette relation s’apparente au don-contre don que Marcel Mauss a théorisé. Pour l’expliquer autant donner un exemple.

Lors d’une séjour dans une ferme de chèvres laitières où la traite se faisait à la main, j’ai pu observer la chose suivante : Alors que je me préparais à traite, positionnant mon seau etc., calmement, les chèvres se sont mises en file indienne derrière moi attendant que la première soit passée. Chacune me faisant des câlins à mesure qu’elles approchaient de moi. Après quelques chèvres traitent, l’une d’elle passe et je me suis rendu compte que je l’avais déjà traite. Elle n’attendait qu’une seule chose, être caressée et avoir de l’attention. Cet exemple montre que si la traite a une dimension économique par le fait qu’elle fait vivre l’homme, elle a également une dimension sociale par le soin qui est donné pendant cet acte. En définitive, on est très très loin de ce qui est souvent présenté comme un « viol » par les vegan. D’ailleurs comment comprendre cet événement si l’élevage n’est qu’une forme d’oppression ?

Enfin,vous me direz, et la mort dans tout ça ? Et bien c’est la partie la moins agréable du métier. J’ai entendu plusieurs éleveurs parlaient d’une dette envers leurs bêtes. La mise à mort étant une souffrance pour ceux qui ont vu naitre et grandir les animaux, ils se sentent obligés de faire de leur maximum pour que les autres bêtes de l’élevage vivent dans les meilleurs conditions. Dans l’élevage, comme dans la nature, la mort conditionne la vie. Pour que les bêtes puissent être suffisamment nourries à l’herbe, il faut que certaines meurent. La nature n’est pas très différente, quand les ressources viennent à manquer, certaines bêtes meurent.

Pour conclure, vous pointez du doigt les dérives de la zootechnie et l’agriculture « industrielle » pensant que l’élevage ce n’est que ça. En somme vous jetez le bébé avec l’eau du bain.

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